Pourquoi je m’épuise à vouloir devenir une version parfaite de moi ?

Perfectionnisme, pression, comparaison et fatigue : pourquoi vouloir devenir une version parfaite de soi peut finir par épuiser.

Hypno’morphose – épisode 97

Pourquoi je m’épuise à vouloir devenir une version parfaite de moi ?

Tu peux avoir l’impression qu’il faut toujours faire mieux : être plus organisée, plus calme, plus productive, mieux manger, mieux dormir, mieux gérer tes émotions, mieux travailler, mieux être mère, mieux être partenaire… et surtout ne jamais avoir l’air dépassée.

Le problème n’est pas de vouloir évoluer. Le problème commence quand « progresser » devient une condition pour enfin avoir le droit de se sentir assez bien.

Quand l’amélioration de soi devient permanente, on peut finir par transformer sa propre vie en projet à corriger.

Le perfectionnisme ne ressemble pas toujours au perfectionnisme

On imagine souvent la personne perfectionniste comme quelqu’un qui veut que tout soit impeccable. Mais le perfectionnisme peut aussi se cacher derrière la peur de décevoir, la difficulté à demander de l’aide, l’impression de devoir toujours tenir ou le besoin de prouver qu’on est à la hauteur.

« Je dois gérer. »
Tu continues même quand tu es fatiguée parce que ralentir te donne l’impression de laisser tomber.
« Je peux faire mieux. »
Un résultat correct est immédiatement comparé à ce qu’il aurait pu être.
« Je dois être forte. »
Demander de l’aide ressemble à une faiblesse, alors tu accumules.
« Je serai bien quand… »
Quand j’aurai perdu du poids, fini ce projet, atteint cet objectif, réglé cette relation.

Pourquoi vouloir toujours s’améliorer finit par épuiser

Si ton cerveau associe ta valeur au résultat, chaque erreur devient un danger potentiel pour l’image que tu as de toi. Tu ne fais plus seulement une tâche : tu passes un examen sur ta propre valeur.

Cela peut créer une hypervigilance permanente : contrôler, anticiper, corriger, recommencer, vérifier. Même le repos peut devenir culpabilisant, parce qu’il ressemble à du temps « non productif ».

Le piège de la comparaison

La comparaison nourrit facilement le sentiment de ne jamais être assez. On voit le résultat des autres, rarement leur fatigue, leurs doutes, leur contexte ou leurs compromis.

À force, on peut poursuivre une version de soi qui n’existe pas : toujours disponible, toujours motivée, toujours calme, toujours mince, toujours efficace et toujours sûre d’elle.

Passer de « être parfaite » à « être ajustée »

Une piste plus douce consiste à remplacer la perfection par l’ajustement. La question devient moins « quelle serait la meilleure version de moi ? » que « qu’est-ce qui serait suffisamment bon et respectueux de moi aujourd’hui ? »

  • Décider ce qui mérite vraiment ton énergie.
  • Accepter qu’une tâche soit « assez bien ».
  • Repérer les endroits où tu confonds repos et culpabilité.
  • Te demander ce que tu ferais si tu n’avais rien à prouver.
  • Remarquer quand ton exigence t’aide… et quand elle te maltraite.
Tu n’as pas besoin d’abandonner tes ambitions. L’enjeu est de ne plus devoir te mériter toi-même à travers elles.

Et l’hypnose ?

L’hypnose peut permettre d’explorer certaines associations autour de la performance, du contrôle, de la valeur personnelle ou de la peur de décevoir. Elle peut notamment être utilisée comme un espace où l’on cesse momentanément de « réussir » quelque chose pour simplement observer ce qui se passe.

Écouter l’épisode 97 de Hypno’morphose

Dans cet épisode, je parle de cette course vers une version idéale de soi et de la fatigue que cela peut créer.

Tu te reconnais dans cette pression ?

Le Boost Confiance en soi peut être une première porte d’entrée. Et si ton problème est surtout de maintenir la pression autour des objectifs, tu peux aussi explorer le Boost Tenir ses objectifs avec une approche plus souple et moins punitive.

Cet article propose des pistes générales de compréhension et ne constitue pas un diagnostic.

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